Laurence Hamon savonne éthique

"Plus on est fou, plus on rit !"

A la création du blog, j’avais cette rubrique à coeur. Il suffisait juste de se lancer. L’objectif est de faire connaître des parcours et des entreprises à vocation sociale ou environnementale à travers le portrait de leur fondateur.

Je suis heureuse de vous présenter la première femme entrepreneuse de cette rubrique ! Laurence Hamon a créé la Savonnerie Aubergine en 2015. C’est une entreprise artisanale qui produit des cosmétiques naturels près de Rennes.

La vie d’avant… d’être cheffe d’entreprise

J’ai un BTS actions commerciales. Comme le secteur de la santé m’attirait, j’ai suivi une spécialisation pour devenir visiteuse médicale. Cela consiste à travailler pour l’industrie pharmaceutique et à rencontrer les médecins pour les inciter à prescrire les médicaments. J’aimais ce travail que j’ai exercé pendant 12 ans. Un jour, j’ai dû passer de l’allopathie à la phytothérapie, médecine à laquelle je n’y connaissais rien et qui ne m’intéressait pas. Ce devait un changement temporaire imposé par mon patron. Finalement, j’ai rencontré des homéopathes qui m’ont appris beaucoup sur les plantes et la médecine naturelle. J’ai découvert un tout autre univers. A partir de cette expérience, je ne pouvais plus revenir en arrière et retourner travailler pour des laboratoires de médecine conventionnelle.

Le déclic

Je me suis prise de passion pour les plantes médicinales. En 2006, j’ai participé à des ateliers de fabrication de cosmétiques : crème, baume, savons… J’ai été fascinée par l’inconnu de la réaction chimique dans le processus de saponification. Cela m’a donné envie de me mettre à créer mes propres savons et d’en faire mon métier. Il y eu un plan social dans mon entreprise, j’ai donc saisi l’occasion pour lancer ce projet.

Les difficultés

Le plus difficile a été la recherche sur les normes et la législation. Il a fallu fouiller sur Internet pour trouver les informations sur la construction d’un laboratoire, les règles concernant la commercialisation de cosmétiques. Il n’existait pas de source officielle à laquelle se référer. Je me suis rendue compte que la législation était beaucoup plus stricte en cosmétologie qu’en alimentation. Par exemple, nous devons fournir des certificats sur l’origine de tous les produits, y compris les emballages. Ce qui n’est pas le cas en agroalimentaire.

Ensuite, il a fallu faire valider les huit recettes que j’avais mises au point. Je me suis rapprochée d’un expert en toxicologie.

Cela a pris deux ans pour trouver les formules, les faire valider, se mettre en règle et construire le laboratoire.

Le premier salaire

Le premier salaire est arrivé au bout d’un an.

Les réussites personnelles

  • la fidélisation de la clientèle et sa reconnaissance. C’est un vrai plaisir lorsque je reçois un email pour me remercier des effets bénéfiques qu’ont mes produits sur la peau de la personne.

  • l’augmentation du chiffres d’affaires

  • l’embauche d’une personne à mi-temps

Ce que tu as appris

Avec la création d’entreprise, j’ai appris à être sur beaucoup de fronts et à absorber une charge de travail dont je n’aurais pas pensé être capable. C’est un véritable dépassement de soi, surtout à la période des fêtes.

Un conseil ?

Le premier conseil serait de faire un maximum de choses soi-même lorsqu’on le peut. Cela permet de réduire pas mal de coûts. Je pense par exemple au mobilier de présentation sur les salons ou la communication.

Je viens d’avoir un 3ème enfant mais le premier en tant que cheffe d’entreprise. Alors mon conseil, si c’est possible, serait de faire ses enfants avant de se lancer. Même si nous recevons une aide, le congés maternel n’existe pas. L’activité doit continuer… ce qui est très physique, même si j’ai ralenti la cadence et que je suis très aidée par mon mari et la salariée.

Enfin, il est nécessaire de se ménager du temps pour soi et ses amis, de conserver ses hobbies. J’ai perdu quelques amis avec cette nouvelle vie donc c’est indispensable de continuer à prendre ce temps.

Et au fait, que faisaient tes parents et grands-parents ?

Grands-parents paternels : propriétaires d’une auto-école et musiciens dans un orchestre

Grands-parents maternels : couturière et tâcheron dans les fermes

Parents : vendeuse textile, fonctionnaire, gérant de terrains de tennis et chef d’orchestre le week-end

Et après ?

Continuer d’innover en lançant de nouveaux produits.

Vous souhaitez remplacer vos cosmétiques habituels par des produits respectueux de l’environnement et de la peau. La Savonnerie Aubergine propose des savons, shampoings et dentifrices solides, baume de karité… , rendez-vous sur www.savonnerieaubergine.fr

N’hésitez pas à lire les autres portraits : Rubrique Déclic Ethique.

10 commentaires sur “Laurence Hamon savonne éthique

      1. bonjour, j’ai testé le davon coiffe décoiffé, les savons, le dentifrice…et le beurre de karité…que je vais acheter chez elle… merci Laurence !!!

  1. Bravo Laurence (et Greg qui t’a beaucoup aidé) pour ton opiniâtreté à surmonter tous les obstacles pour réaliser ta savonnerie – Félicitation pour ta réussite – fière de toi, ma fille

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